Tristan, telle une nouvelle conception de l’homme moderne, sans sacrifices il ne serait pas lui-même. Il est ce que nous ne serons jamais, il est la cruauté, la beauté libre. Pour le comprendre, il est essentiel de percevoir le sens de sa noirceur. Nous sommes tous des êtres ennuyeux au commencement, à nous de décider de changer, à nous de n’avoir plus aucune limite, à nous de faire en sorte que le monde nous appartienne. Nous pouvons être pauvres, mais nous pouvons aussi tout avoir.
Tristan…Mérite-il sa chance d’être ? Est-il parfois trop tard pour réapprendre à vivre, à aimer ? Il crève et on ose encore lui demander pourquoi…L’écroulement de tout ce dont il avait rêvé. Il s’imagine qu’il a le droit de haïr puisqu’on l’a traîné dans la boue. Aimez-le et votre vie se transformera en un véritable enfer.
Mes lèvres saignent, je les ai trop mordues. Les yeux emplis de brume de Tristan me fixent. Du sang, toujours du sang…Je le comprends, je sens sa douce âme délicatement se faner. Sa main est roide. M’anéantit-il pour renaître ? Je vomis son silence et ses absences. Il me torture mais ce sont les autres qui paient. Voilà ma justice.